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review Rivherside from France

A l’image de bien d’autres musiques, le blues évolue. Et même si les racines restent les mêmes, des influences modernes se font parfois sentir dans les oeuvres que produisent les artistes de nos jours. Il y a déjà quelques temps, je vous parlais ici-même de Rivherside, projet français émanation d’un p’tit gars de Clermont-Ferrand, Renaud Villet, dont j’avais beaucoup aimé le “Something On My Mind”, quasiment réalisé tout seul. Lors de notre rencontre, il m’avait expliqué qu’à l’avenir, il souhaitait travailler avec un spécialiste de l’électronique. Légère moue de ma part à l’époque, mais à l’arrivée, le nouvel opus de Rivherside, “Electraw Blues Album”, vaut le déplacement. Comme promis, Renaud a recours à l’électronique, et c’est d’ailleurs lui qui est derrière la plupart du drum programming présent un peu partout sur le disque. Il fait également appel à des invités pour un peu de beatbox ou du scratch. Le résultat est surprenant, mais reste fondamentalement blues. Un peu à l’image de ce que fait Gary Clark Jr. de l’autre côté de l’Atlantique, Rivherside prend en compte l’environnement musical d’aujourd’hui et l’intègre dans ses compos pour un résultat qui séduira les oreilles pour peu qu’elles soient un peu tolérantes. Le drum programming se fond finalement assez bien dans “Need to speed”, l’excellent instrumental “Albert Dre Junior”, “Muddy water”, ou la reprise du “Skinny woman” de R.L. Burnside. “Paranoid” (rien à voir avec Black Sabbath ou Grand Funk) sautille comme tout boogie qui se respecte, et le disque est traversé de belles parties de guitare, l’instrument de prédilection de Renaud/Rivherside (“Come over here”, “See how they shine”). Au final, un disque surprenant, qui risque même de rebuter au début, mais qui mérite vraiment l’écoute, ne serait-ce que pour sa volonté d’innover et de proposer un nouveau blues pour le XXIe siècle.

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review Rivherside – Electraw Blues Album from Belgium !

review for Rivherside on Rootsville (Belgium):

Voor deze Rivherside moeten we afzakken richting Frankrijk en meer bepaald naar Clermont-Ferrand. Het is daar dat Rivherside zijn solo carrière in 2012 leven in blies. Zijn debuutalbum ‘Something On My Mind’ leverde hem als one-man-band meer dan 80 optredens op. In 2014 wilde deze Rivherside zijn horizont verruimen en begon blues te combineren met Electro en Hip-Hop waardoor hij zijn 4-track tellende EP uitbracht met dezelfde titel als nu het full-album. Een jaartje later begon hij samen te werken met rapper TDB en samen brachten ze ook een EP op de markt. Nu in 2016 wil hij met de blues nog verder gaan en als gevolg daarvan verscheen nu dit 12 nummers tellende ‘Electraw Blues’. Voor dit album schreef hij 10 van de 12 nummers en ook rapper TDB is weerom van de partij op diens ‘Muddy Water’. ‘Skinny Woman’ is de enige cover op dit album van de hand van R.L. Burnside. High energy vanaf de eerste song met ‘Need To Speed’ en daarmee wordt de trend van dit album gezet. ‘Who You’re Talking To’ is dan een schoolvoorbeeld waar Reanaud Villet heen wil met zijn visie op de mix van blues met electro. Een nummers waar Dave Crow te horen is op de beatbox en LigOne het ‘scratching’ gedeelte voor zijn rekening neemt. Met ‘Something’ neemt hij een beetje gas terug waardoor deze electraw blues meteen wat verademing geeft. Hopelijk zijn we Renaud Villet aka Rivherside ook eens live aan het werk want ondanks alle electronische toestanden zijn sommige nummers best wel te smaken.

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French review for new release Rivherside

nice review for new release Rivherside in Blues Again (France):

L’Auvergnat Rivherside, que l’état civil donne pour « Renaud Villet », sort un deuxième album, d’abord en digital. Black and Tan doit le glisser dans son catalogue à l’automne prochain. Longue de douze plages, l’œuvre se déplie en trois mouvements : une sorte de hill country rockabilly trépidante, écho sur le chant et, parfois, ponctuations de beatbox qui fomentent, de façon très convaincante, la rencontre des pôles ; une sorte d’americana boogie acoustique, brisée, dans le titre ‘MuddyWaters’, par un break de hip-hop au débit ravageur ; et quelques titres incantatoires, presque planants, dont un morceau de bravoure de plus de sept minutes intitulé : ‘Come Over Here’. Dans tous les cas, Rivherside montre un goût pour le tintamarre organisé, que la guitare soit sèche ou électrifiée, et une finesse de dandy dans l’exécution et le développement des chansons. Plus deux parenthèses instrumentales : ‘Albert Dre Junior’, beaux dégagements de soliste sur un beat funky-blues, et ‘Fading Memory’ qui termine l’album sur une rêverie mélancolique diaphane. Onze compos et une reprise de RL Burnside, ‘Skinny Woman’. Qui tient encore Burnside par les cheveux, au-dessus des limbes, sinon cette génération de blues-rockers qui, à défaut d’avoir l’histoire avec eux, ont tout le temps d’expérimenter, maintenant que le marché est tombé en lambeaux ? La frugalité et la modestie font partie de l’entraînement. Dave Crowe beatboxe, LigOne scratche, TBD rappe, Rémi Faraut et Rachel Villet battent, ça dépend des morceaux. Rivherside fait tout le reste : chant, guitares, basse, batterie et programmation. Tous les titres de cet album sont hautement recommandables, la partie rockabilly est fantastique.
Christian Casoni

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new release Black and Tan Records

B&T 956 – Rivherside – Electraw Blues Album

A new full album of this French electro blues pioneer.

After playing for many years in different blues bands, Renaud Villet, a singer/guitarist/producer based in Clermont-Ferrand (France) launched his solo career in 2012 under the name Rivherside. His first album, “Something on My Mind,” was strongly blues / roots orientated.  It received great reviews and as a result Rivherside did more than 80 concerts as a one-man-band. In 2014 he decided to broaden his horizons and began to mix Blues with Electro and Hip-Hop sounds, releasing the self-produced, 4-track “Electraw Blues EP.” Rivherside also began performing live in this electro configuration, playing samples and using Ableton Live software. In 2015 he collaborated with rapper TDB and together they released the “Inner Voices” EP in early 2016 . And now, he’s back with a new 12-track album; all as part of Rivherside’s ongoing quest to push the envelope of the Blues universe. The music is available on all the download and streaming platforms and here are the links to

itunes

spotify

deezer

 

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Boo Boo Davis featured in French magazin

nice article on Boo Boo Davis by Eric Hauswald was published in CAUSETTE #67:

BOO BOO DAVIS    le blues à l’état pur

Schermafbeelding 2016-05-31 om 12.01.32Tombé tout petit dans la marmite du blues, ce septuagénaire né dans le delta du mississippi a été révélé au public il y a moins de vingt ans. Une voix profonde, sans artifice, à découvrir d’urgence dans un nouvel album. Il y a fort à parier que vous n’avez jamais entendu parler de Boo Boo Davis. En effet, ce bluesman de 72 ans ne sachant ni lire ni écrire ne défraie pas la chronique. Et pourtant… Une voix pareille vous prend aux tripes et vous donne immédiatement le senti- ment que la musique a une âme. C’est exactement ce qu’a ressenti Jan Mittendorp il y a presque vingt ans. Jan est néerlandais, guitariste, passionné de blues et créateur du label Black & Tan Records, qui produit des artistes américains de blues très authentiques. Un jour de 1997, alors qu’il écoute un titre d’Arthur Williams où le batteur chante également, il est saisi par une voix profonde, directe et sans artifice qui se révèle être celle d’un certain Boo Boo Davis. Il entame alors des recherches et réussit à convaincre ce dernier de se tourner vers le chant et d’enregistrer sous son nom, ce qu’il n’avait jamais fait. C’est le début d’une belle aventure. S’ensuivront huit CD dont ce One Chord Blues est un florilège.

Boo Boo, Papa et les futures stars
L’histoire de Boo Boo Davis commence le 4 novembre 1943 à Drew, dans le delta du Mississippi. Cette ville de 1 600 habitants à peine, au cœur de la région la plus sudiste des États-Unis, est entourée de plantations de coton. La ségrégation raciale y est très forte. À l’époque, il n’est pas rare que des policiers blancs abattent arbitrairement des citoyens noirs au prétexte qu’ils ont l’air d’évadés du pénitencier de Parchman, à une douzaine de kilomètres de là. Sale temps pour les descendants d’esclaves. Continue reading Boo Boo Davis featured in French magazin